No Dig Gardening -1 / Cultiver sans labourer le sol. 1ère partie

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No-Dig Gardening   [written by Ross Flint, Marist Associate, Tasmania] - [écrit par Ross Flint, associé mariste, Tasmanie]

Part 1 - Why undertake no-dig gardening in the growing of crops?

Before explaining "How?" we need to address the prior question "Why?"

Most soil already has a good structure for plant roots to grow, and is full of growth-enabling organisms. Millions of fungal threads, nematodes and earthworms, to name a few, are being helpful right under our feet, mostly out of sight. We need to help them to help us.

You have already started no-dig without knowing! Since the last time you dug or tilled or forked your soil, it has been healing itself, with networks of fungi, breeding of health-bringing organisms and recreation of a stable structure. Your task is to build on that, to enable good structure and drainage, plus you will discover some extra benefits.

On a farm scale, no-dig is called no till. Farmers converting from cultivation to no till find that years one and two can be difficult, with lower yields as the soil organisms and structure recover. Thereafter the benefits are very positive – see the work of John & Alex Cherry https://soilheroes.com/spotlight-the-cherry-family/ in Hertfordshire UK.

Why no-dig is so successful

The main bonus for gardeners and farmers whose time is so precious, is that weeds germinate less.

-   because organic matter on the surface (instead of dug in) is a weed suppressing mulch, both physically and through encouragement of fungi near the surface.

-   because undisturbed soil does not need to recover: just as disturbed people need to recover, so does disturbed soil, and it achieves that through what we call weeds.

-   because their seeds are not exposed to light during cultivation.

As well as needing to weed less, the few weeds you need to pull will come out easily, or hoeing is easy in the soft surface.

How Soils Function in a Healthy Environment.

Soil is a living eco-system; natures' recycling system; a carbon sink; a filter and storage system for water; a plants primary source of nutrient and minerals therefore our primary source of nutrients and minerals; a dynamic and diverse natural system at the interface of earth, air, water, and life.

An Ideal soil will be high in organic matter; have good drainage; have good aeration; be friable but hold structure; hold nutrients; host soil flora and fauna: fungi, bacteria, bugs and worms; have a good pH.

Not until the past 90 years did we understand how plants actually accessed nutrients and minerals, these micro-organisms (fungi) which are in the soil and nor did we understand the vital importance of protecting them from being destroyed by constant tilling of the soil.

The pioneering work of people like Sir Albert Howard, Lady Eve Balfour and the like, discovered that compost-based farming actually improved soil health and thus crop health and animal health.

When constant tilling is undertaken and the structures of the micro-organisms are destroyed, farmers need to apply chemical fertilizers to obtain growth. Not only that, they also need to revert to pesticides to control an increased activity of insects and herbicides to control weeds.

There is irrefutable evidence that with declining soil health there is a corresponding increase in diet related diseases.

Healthy soils produce healthy food leading to healthier bodies.

Soil fertility and health has declined dramatically over the past century and increasing so with the adoption of broad-acre farming practices. The amount of loss of topsoil due to wind and water erosion is alarming!

The following link offers a clear understanding of the how micro-organisms are vital in plant growth and health.

Mycorrhizal Fungi Animation  https://www.youtube.com/watch?v=v88gbtKBTv4

With a no-dig gardening approach, there is less work starting out, you don't have to dig or cultivate the soil, more harvests and less weeds.

In part 2, we look at "How we can undertake no-dig gardening in the growing of crops."

Accreditation needs to be given to "Sustainable Gardening Australia" (SGA) https://www.sgaonline.org.au/no-dig-vegie-gardens/ and Charles Dowding at "Homeacres" UK - https://charlesdowding.co.uk/

Images supported and approved by:

Creative Commons Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International

Cultiver sans labourer le sol. 1ère partie   [écrit par Ross Flint, associé mariste, Tasmanie]

1ère partie : Pourquoi se lancer dans la culture sans labour de produits végétaux

Avant de se demander : comment faire, il faut répondre à la question préalable : pourquoi le faire.

La plupart des sols présentent une structure adaptée à la croissance des racines végétales. Ils sont peuplés d'organismes qui favorisent cette croissance. Des millions de filaments de champignons, de nématodes et d'autres vers de terre, pour ne parler que d'eux, sont là juste sous vos pieds, prêts à y aider, la plupart du temps sans qu'on les voie. Pour nous aider il nous faut les aider.

Vous avez sans doute doute commencé sans le savoir à cultiver sans retourner le sol. Depuis la dernière fois où vous y avez porté la bêche, la charrue, la fourche, votre sol a commencé à guérir tout seul, faisant croître des réseaux de champignons, alimentant des organismes en bonne santé et recréant une structure stable. Votre tâche est de construire sur cette base, de permettre qu'une bonne structure se mette en place, avec un bon drainage. Plus, vous allez découvrir des bienfaits inattendus.

A l'échelle d'une exploitation agricole, ne pas retourner le sol signifie ne pas faire de labour. Les agriculteurs qui passent de la culture avec labour à la culture sans labour constatent que les deux premières années peuvent être difficiles, avec des rendements plus faibles, le temps que le sol régénère sa structure et ses organismes vivants. Ensuite les bénéfices apparaissent. Voir le travail de John & Alex Cherrydans le Hertfordshire au Royaume-Uni :

https://soilheroes.com/spotlight-the-cherry-family/ (en anglais)

Pourquoi la culture sans labour est tellement bénéfique.

Pour les agriculteurs et les maraîchers, dont le temps est précieux, le principal bénéfice est que les mauvaises herbes ne peuvent pas se développer :

-Parce que la matière organique qui reste à la surface (au lieu d'être enterrée par le labour) est comme un paillis qui empêche les mauvaises herbes de croître, à la fois physiquement, et par l'action des champignons qui sont ainsi amenés à rester près de la surface.

-Parce qu'un sol qui n'a pas été perturbé n'a pas besoin de se régénérer. Comme les personnes traumatisées ont besoin de temps pour récupérer, il en est de même pour un sol bouleversé, et le sol récupère à travers ce que nous appelons les mauvaises herbes.

-Parce que les semences des mauvaises herbes ne sont pas exposées à la lumière durant le processus de culture.

De même que vous aurez moins besoin de désherber, les quelques herbes que vous devrez arracher seront faciles à retirer sur une surface meuble, à la main ou en binant.

Comment le sol fonctionne dans un environnement sain.

Le sol est un écosystème vivant. C'est le système de recyclage de la nature, un puits de carbone, un filtre, un système de stockage pour l'eau. C'est la source primordiale des nutriments et des minéraux nécessaires aux plantes, et donc notre source primordiale de nutriments et de minéraux. C'est un système naturel dynamique et diversifié qui est à l'interface de la terre, de l'air, de l'eau et de la vie.

Un sol idéal doit avoir une teneur élevée en matière organique, être convenablement drainé, correctement aéré. Il doit être friable tout en étant stable. Il doit contenir des matières nutritives, abriter sa propre faune et sa propre flore : champignons, bactéries, insectes et vers. Il doit avoir une acidité correcte.

Ce n'est que dans les 90 dernières années que nous avons réellement compris comment les plantes accèdent aux nutriments et aux éléments minéraux, par l'intermédiaire de micro-organismes (champignons) qui sont présents dans le sol. Et c'est seulement alors que nous avons compris l'importance vitale de protéger ces micro-organismes en évitant qu'ils soient détruits par le labourage répété du sol.

Le travail pionnier de personnes comme Sir Albert Howard, Lady Eve Balfour et leurs émules ont fait découvrir que la culture à partir du compost améliorait sensiblement la santé du sol et par là, de la production végétale et animale.

Une fois qu'ils se sont engagés dans le labourage continu et que les micro-organismes structurant le sol ont été détruits, les agriculteurs ont recours à des engrais chimiques pour permettre la croissance végétale. Mais ce n'est pas tout : il leur faut revenir aux pesticides, pour contrôler l'activité accrue des insectes, et aux herbicides, pour contrôler les mauvaises herbes.

C'est une évidence irréfutable : avec un sol de qualité déclinante, il y a une augmentation correspondante des maladies liées à l'alimentation. Des sols en bonne santé produisent des ressources alimentaires saines qui elles-mêmes font que les corps humains sont en meilleure santé.

La fertilité du sol et sa bonne santé ont décliné de manière dramatique au cours du siècle dernier. La tendance s'est accélérée avec l'adoption d'une agriculture pratiquée sur de vastes champs ouverts. La quantité de terre agricoleemportée par l'érosion due au vent et à l'eau y est alarmante.

Le lien ci-dessous fait clairement comprendre pourquoi les micro-organismes sont un facteur vital pour la croissance des plantes et leur bonne santé.

Animation, les champignons mycorhiziens : https://www.youtube.com/watch?v=v88gbtKBTv4

Dans l'approche sans labour des pratiques culturales, il y a d'abord moins de travail à fournir, car on n'a pas à défoncer et à travailler le sol, les récoltes sont plus abondantes et les mauvaises herbes moins nombreuses.

Dans une deuxième partie, nous verrons de quelle manière on peut se lancer dans des pratiques sans labour de production agricole.

Crédit : "Sustainable Gardening Australia" (SGA), Agriculture durable en Australie (en anglais)

https://www.sgaonline.org.au/no-dig-vegie-gardens/

Images : Creative Commons Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International

Un réseau actif de champignons mycorhiziens arbusculaires (MA) améliore

-L'accès de la plante aux nutriments
-La croissance de la plante et la productivité des récoltes
-La qualité du sol et sa fertilité
-La tolérance au stress abiotique (1)
-La résistance aux pathogènes

(1) Le stress abiotique est celui qui est dû aux facteurs non vivants qui affectent négativement les organismes vivants, plantes ou animaux.

https://www.researchgate.net/figure/Schematic-representation-of-brief-function-of-arbuscular-mycorrhizal-fungi-AMF-At-the_fig1_358065706

Voir l'article de la revue Nature (en anglais) : https://www.nature.com/articles/41426

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Comments 2

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Guest - Angela on Monday, 27 March 2023 03:26

Soil is a living eco-system; natures' recycling system; a carbon sink; a filter and storage system for water; a plants primary source of nutrient and minerals therefore our primary source of nutrients and minerals; a dynamic and diverse natural system at the interface of earth, air, water, and life.

Soil is a living eco-system; natures' recycling system; a carbon sink; a filter and storage system for water; a plants primary source of nutrient and minerals therefore our primary source of nutrients and minerals; a dynamic and diverse natural system at the interface of earth, air, water, and life.
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Guest - Ngo Priscilla Javnyuy on Monday, 03 April 2023 15:04

Thanks for the enriching articles.

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Monday, 15 April 2024